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Remixjobs – AXA recrute un Technical Leader .NET & Angular H/F - Publicité

Wed, 01 Jul 2015 15:34:04 +0000 - (source)

AXA recherche un Technical Leader .NET & Angular.

Au sein des équipes de développement d’AXA, et dans un environnement focalisé sur l’excellence du Delivery (Agile, DevOps, software craftsmanship…), vous intervenez à la fois comme Développeur Sénior et comme garant des bonnes pratiques d’ingénierie logicielle et de design en vous appuyant sur les technologies à l’état de l’art du marché.

Important : vous évoluerez dans un environnement Agile (Scrum, Kanban, cycles courts) pour délivrer des projets à forts enjeux business. Vous maîtrisez et déployez les pratiques de développement (TDD, BDD, Pair programming, Revues de code, Clean Code, Green Code, intégration et déploiement continus).

Du coup, on attend de vous de fortes compétences de design logiciel et code mais aussi d'adaptation, pas question de laisser trainer un underscore quelque part.
Et en bon leader, vous vous assurez que toute l’équipe est au top techniquement et que les logiciels produits sont au rendez-vous en terme conception, code et performance.

Vous participez régulièrement à des Hackathons, concours de coding, ou à des événements technologiques, n'hésitez pas à l’indiquer dans vos références et à en parler si vous êtes en entretien.

Si vous êtes un ninja du code, dispo et motivé vous pouvez postuler ici.

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Choisissez bien vos serveurs DNS

Wed, 01 Jul 2015 13:40:15 +0000 - (source)

Choisir son DNS c'est important et c'est une affaire de confiance.

Les DNS de Google font très bien leur travail, mais évidemment, tous les noms de domaine que vous résolvez via 8.8.4.4 et 8.8.8.8 sont ajoutés à la longue liste des données personnelles collectées sur vous.

Les DNS de votre FAI ne sont à priori pas utilisés pour vous profiler, par contre, ils sont maintenant censurés arbitrairement par certaines autorités administratives françaises. Il est donc difficile de leur faire confiance.

Les DNS des bornes Wifi ou de certains fournisseurs de DNS gratuits sont utilisés aussi comme collecteurs de données et sont les 3/4 du temps des DNS menteurs car ils ne vous envoient pas vers les véritables sites, mais vers des versions modifiées intégrants de la publicité ou d'autres trackers plus ou moins discrets.

Les DNS d'OpenDNS sont soumis au patriot act et même s'ils sont corrects, il va être maintenant difficile de leur faire confiance, car OpenDNS vient d'être racheté pour 635 millions de dollars par Cisco. Cisco est un partenaire de la NSA, qui conçoit et exporte du matériel réseau explique qu'OpenDNS permettra d'offrir une meilleure protection à leurs clients contre les cyberattaques... Hmmm... ok. Je n'ai jamais vraiment aimé OpenDNS... Quand un nom de domaine n'est pas résolu, il renvoyait l'internaute vers son propre moteur et bien sûr il se gave en données récoltées sur les internautes.

Alors que nous reste-t-il niveau DNS ? Et bien malheureusement pas grand-chose...

Vous pouvez si vous ne souhaitez pas bidouiller, faire confiance à des DNS associatifs qui s'engagent sur la pureté des résolutions de nom (pas de censure...etc.) comme les DNS proposés par FDN : 80.67.169.12 et 80.67.169.40.

Ou alors vous pouvez installer vous-même sur votre machine, votre téléphone ou votre serveur, votre propre serveur DNS qui résoudra pour vous tout ce qu'il y a à résoudre. Ça prend 5 minutes avec ce tuto et ainsi vous serez autonome. Pas de tracking, pas de censure, pas de DNS menteur.

Enfin, il existe un projet encore balbutiant nommé Namecoin qui reprend la même techno que celle utilisée par Bitcoin pour faire de la résolution de nom décentralisée et chiffrée. Aucune idée de ce que ça vaut, mais ça peut vous intéresser.

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Vous protéger de l’espionnage industriel, c’est bien. Vous assurer que vos partenaires le sont aussi, c’est mieux.

Wed, 01 Jul 2015 13:06:26 +0000 - (source)

Je vais vous raconter une petite anecdote que j'ai pu constater hier de mes propres yeux. Vous le savez Wikileaks a révélé que la NSA utilisait ses interceptions pour surveiller et parfois saboter des contrats initiés par des entreprises françaises dites d'importance vitale pour la France (CAC 40 et compagnie).

On ne connait malheureusement pas le nom de ces entreprises françaises espionnées mis à part Airbus qui en début d'année a porté plainte contre X pour espionnage. En effet, nos amis allemands (le BND plus exactement) auraient aidé la NSA à espionner des hauts responsables français et entre autres, Airbus. La connaissance en détail des appels d'offres ainsi dérobés aurait pu favoriser certaines entreprises américaines, laissant Airbus sur le carreau.

Si j'en crois cet article d’Air Journal daté de 2013, Airbus fait très attention à sa sécurité et cherche à se protéger des espions. Et pourtant...

Hier, justement, j'étais chez Airbus pour inauguration de l'A350 XWB vendu à Vietnam Airlines. J'ai eu la chance de visiter l'usine de production et de voir les prochains appareils en cours de fabrication.

C'était très impressionnant ! Et quoi qu’on en dise, Airbus est une belle boite qui est largement capable de dépasser les entreprises concurrentes aux États-Unis ou ailleurs. C'est donc vraiment regrettable qu'Airbus ou d'autres se fassent piller ou saboter comme ça. Bon à priori, ils font ce qu'il faut pour leur sécurité et ça a l'air de payer puisqu'ils viennent de signer un contrat de 18 milliards de dollars pour la vente de 45 A330 à la Chine (China Aviation Supplies).

Bravo les gars. Et pourtant ce que j'ai vu hier m'a un peu scotché. Comme je rentrais de Toulouse en avion, je me suis retrouvé à côté d'un monsieur très sympa qui rentrait d'un rendez-vous important avec l'une des divisions d'Airbus les plus sensibles et qui, tenez-vous bien, a sorti un Chromebook et s'est mis à rédiger des documents et des emails pros sur Google Docs et Gmail. Vous savez, la version Google Apps pour Entreprise où on peut mettre en haut à gauche et en gros, le logo de sa boite...

Cette entreprise dont Airbus est cliente est cotée en bourse et pèse lourd dans le tissu économique français. Elle bosse avec des gros industriels et des services publics ET POURTANT... Elle héberge directement aux États-Unis tout son savoir-faire et tous ses échanges professionnels. C'est très flippant quand même...

Malheureusement, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres... Nombreuses sont les sociétés comme celle-ci qui n'ont aucune notion de sécurité ou de protection de leurs données vis-à-vis de puissances étrangères ou d'entreprises concurrentes.

Les mecs bossent dur, s'arrachent pour décrocher de super contrats et mener de super projets et foutent tout chez Google (donc dans les tuyaux de la NSA) parce que c'est "plus pratique". C'est quand même un sacré gâchis. Et leurs clients ne savent malheureusement rien de tout cela, car j'imagine que ce n'est pas stipulé  en clair dans leurs contrats que "Tous les documents et emails échangés seront stockés dans des data-center situés aux États-Unis et soumis au contrôle de la NSA".

Alors que faire ? Et bien si vous êtes une société de service, vous pouvez toujours basculer sur des solutions hors cloud ou à minima hors-sol US et surtout vous passer de Google Apps. Vous pouvez aussi inclure dans vos contrats une charte qui protège vos clients des yeux de la NSA en imposant un niveau de sécurité (hébergement, chiffrement...etc.) minimal. Et si vous êtes une société cliente, pourquoi n'exigeriez-vous pas de vos contractants, ce genre de charte, histoire d'être sûr qu'il n'y a pas de fuite trop facile de votre savoir-faire ou d'informations plus ou moins confidentielles ?

Et n'allez pas croire que vous n'êtes pas concerné, car trop petit pour intéresser la NSA. Je pense que ce conseil vaut aussi pour les petites boites, les PME, les startups ou les indépendants.

Parlez-en à votre boss ou votre DSI car je pense que c'est important et dans certains cas, ça peut même être un facteur de compétitivité différenciant.

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LiveCoding – Le Twitch des développeurs

Wed, 01 Jul 2015 11:32:40 +0000 - (source)

Si vous aimez les jeux vidéo, je suis certain que vous êtes déjà resté bloqué sur Twitch pour regarder d'autres gamers s'éclater sur leurs jeux préférés. J'avoue c'est assez addictif... C'est un peu comme regarder un match de foot finalement.

Et bien si vous êtes développeur, voici LiveCoding.tv, une plateforme qui reprend le concept de live stream de Twitch mais qui l'applique au code. En gros, vous regardez d'autres développeurs coder pépère leurs apps, leurs sites ou leurs jeux et vous expliquer ce qu'ils font et comment ça fonctionne.

C'est assez magique et en plus des sessions en direct, vous pouvez aussi vous repasser des streams en replay. Pour les non-anglophones, il y a aussi des streams tournés par des francophones.

Vous pouvez aussi échanger avec le streamer et les autres connectés dans un chat, et bien évidemment, commencer vous aussi à diffuser vos propres sessions de coding.

A tester !

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Stellarium – Apprenez à observer et comprendre le ciel

Tue, 30 Jun 2015 12:30:39 +0000 - (source)

Je sais qu'il y a pas mal d'application comme celle-ci sur tablette et smartphone, mais je vais en faire abstraction pour vous parler de Stellarium, un logiciel libre qui permet de se repérer dans les étoiles.

Plus de 600 000 astres y sont référencés, vous pouvez repérer les constellations, vous plonger dans la Voie lactée, observer le ciel à partir de n'importe quel endroit sur terre ou sur une autre planète, ou repérer les satellites...etc., etc. Des plugins sont également disponibles pour régler votre télescope ou placer des satellites artificiels.

Stellarium vous permettra de vous initier seul ou en famille à l'astronomie avec l'ordinateur sous la main.

Stellarium est dispo sous Linux, OSX, Windows.

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Lifoff – Pour s’entrainer au pilotage de drones

Tue, 30 Jun 2015 08:20:35 +0000 - (source)

Les amis, maintenant que les politiques ont une trouille bleue de se faire rapper ce qu'il leur reste de cheveux par des mini-drones tueurs, ils souhaitent RÉGLEMENTER l'usage des drones.

"Réglementer", dans le cas du drone, ça veut dire imposer tellement de règles à la con qu'il sera impossible de piloter un drone ailleurs que dans sa chambre à coucher. Pour protester contre cela, une pétition est en cours.

Toutefois, s'entrainer à poser un mini-drone sur la tonsure d'un député n'est pas une chose simple et demande beaucoup d'entrainement. Heureusement, pour cela, mes copains de ImmersionRC, Fat Shark et LuGus Studio ont mis au point un jeu / une simulation pour piloter des multirotors en mode FPV (First Person View) à fond la caisse sur son PC avec une vraie manette de droniste (ou un clavier...).

Baptisé LiftOff, ce jeu se veut aussi réaliste que possible, tout en conservant le côté divertissant de la course de drones.

Démonstration :

Actuellement, le jeu est dans la zone tampon Greenlight de Steam et il ne tient qu'à vous de l'aider à sortir de là en cliquant sur YES. J'ai hâte de le tester !

Liftoff, enfin un bon moyen de s'entrainer à piloter sans tuer ses enfants !

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Badonions – Comment traquer les noeuds de sortie TOR qui nous espionnent

Tue, 30 Jun 2015 07:30:59 +0000 - (source)

Tor, c'est génial pour préserver son anonymat... Pourtant, quand on utilise ce réseau, on s'expose à des noeuds de sortie qui peuvent nous espionner. Pour contrer cela, le réseau est capable de s'autoréguler avec l'appui d'environ 10 noeuds un peu spéciaux qui ont l'autorité de déclarer si un noeud de sortie est mauvais en lui donnant le marqueur "Badexit". (Oui Tor n'est pas si décentralisé que ça...)

La chercheuse en sécurité Chloe a décidé de mettre en place un petit stratagème pour voir si les noeuds de sortie espion (pratiquant du Man In The Middle) étaient fréquents ou rares. Elle a alors mis en place un faux portefeuille Bitcoin en ligne, auquel elle a accédé avec des mots de passe unique à travers TOR, et a noté si le mot de passe était réutilisé ensuite par des humains (captcha oblige...).

Ainsi, sur 137 319 noeuds de sortie testés durant 1 mois, seuls 99 271 noeuds étaient fonctionnels, et son serveur hébergeant le faux portefeuille Bitcoin a enregistré 650 visiteurs uniques, 12 tentatives de logins échouées (mauvais mot de passe) et 15 logins réussis, car réutilisant le mot de passe qu'elle avait utilisé la première fois.

Vu le nombre de visiteurs uniques, il y a donc pas mal de sniffing, dont certains qui n'hésitent pas à franchir le pas et utiliser les identifiants collectés. Le plus inquiétant, c'est que dans les 15 noeuds-espions, 2 étaient des noeuds marqués comme fiables par le réseau TOR (ceux marqués avec le G à la fin de la ligne).

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Attention, tout cela ne veut pas dire que Tor est un mauvais réseau. Cela veut surtout dire que si vous utilisez Tor, il vaudrait mieux pour vous que vous utilisiez des connexions chiffrées (SSL) et ne rien faire passer en clair. En utilisant Tor, vous attirez aussi l'attention sur les sites que vous visitez.

Notez que Chloe a prévu de sortir un petit framework qui permettra à chacun de monter son propre site de phishing pour débusquer les noeuds-espions et les remonter à TOR qui les bloquera alors hors du réseau.

Hâte de tester ça !

Je profite aussi de cet article sur TOR pour relayer cette campagne de dons lancée par l'association Nos Oignons pour, je cite:

+ Faire connaître l'asso !
+ Boucler le budget 2015
+ Avoir des sous en plus pour ouvrir de nouveaux relais Tor en France
+ Participer à la défense des droits individuels à l'intimité numérique, spécialement dans le contexte français actuel

Si vous voulez les soutenir et ainsi aider au développement du réseau TOR, rendez-vous ici.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Badonions – Comment traquer les noeuds de sortie TOR qui nous espionnent ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.


Dossier sur la e-santé

Mon, 29 Jun 2015 08:00:48 +0000 - (source)

Merci à Juan et Lou pour cet article sur la e-santé, qui, je l'espère, vous plaira.

La e-santé, tout le monde en parle, mais est-ce vraiment utile ?

Depuis quelques années, on entend parler de "e-santé", que ce soit à la télévision, dans les journaux ou encore à la radio. Ce domaine est très vaste et la plupart des informations proviennent d'entreprises qui développent leurs propres solutions. Par conséquent, il est difficile de trier le bon grain de l'ivraie.

Dans cet article nous établirons un état des lieux dans un premier temps pour ensuite segmenter les approches en ayant une vision médicale du marché.

Vision schématique de la e-santé en France d’après le rapport publié en janvier 2015 par le Conseil de L’Ordre des Médecins

La m-santé concerne les objets connectés et capteurs intelligents ainsi que les applications en rapport avec la santé et le bien-être. Quelques exemples d’objets connectés sont par exemple les tensiomètres, glucomètres et balances connectées. Des nouveaux objets font apparition comme des capteurs urinaires (cf. Scanadu) et des capteurs sanguins, mais qui n’ont pas été encore approuvées par la FDA (Food and Drug Administration, organisme qui se charge de valider médicalement les nouvelles procédures ou objets en rapport avec la santé).

Tensiomètre connecté

Un tensiomètre est un outil pour mesurer la tension artérielle, qui peut se présenter comme un appareil au poignet où un brassard huméral. Le tensiomètre connecté permet d’avoir sur son smartphone les valeurs mesurées à chaque prise tensionnelle dans le but de pouvoir visualiser et analyser les variations sous forme de courbes ou de tableaux.

Huméral concerne tout ce qui est relatif à l'humérus, cet os que nous avons entre l'épaule et le coude.

Il faut savoir que tous les tensiomètres ne sont pas calibrés de la même manière. Les médecins ont conscience de cela, et c'est la raison pour laquelle jusqu’en 2012 il y avait une liste des autotensiomètres enregistrés dans le cadre de la surveillance du marché faite par l’Agence Nationale de Securité du Médicament (anciennement l’AFSSAPS).

Ces variations de calibrage peuvent entrainer des problèmes de sur ou sous-diagnostics dans quelques cas. Et il n’y a pas d’étude à ce jour qui prouve que prendre sa tension tous les jours plusieurs fois par jour garantisse une meilleure prise en charge de l’hypertension artérielle.

Balance connectée

De manière similaire aux tensiomètres, les balances connectées permettent d’avoir sur son smartphone directement les valeurs issues de la balance. Du point de vue médical, l’intérêt de prendre son poids et de le voir affiché sur son smartphone est très réduit. Dans le cadre de la prise en charge du surpoids et de l’obésité, si connaître son poids au quotidien permettait de maigrir, ça se saurait. Pour faire une analogie, on pourrait comparer cela à la Parking App dans la série "Silicon Valley" de HBO.

À l'opposé, des capteurs connectés tels que MyBiody Balance ne se contentent pas de donner simplement le poids : ils décomposent les masses corporelles (eau, os, masse grasse, masse musculaire) et donnent des indicateurs précis grâce à la technologie de la bio-impédance.

La bio-impédance, c'est la mesure de la tension grâce à l'envoi d'un léger courant électrique dans votre corps.

L’utilisateur découvre par exemple le nombre de kilos de masse grasse en excès ou en déficit, et peut comparer sa situation personnelle avec celle d'une personne en bonne santé de son âge et de son sexe. Il peut ainsi se fixer des objectifs (prise de masse musculaire...) et en constater l'évolution au quotidien.

Glucomètre connecté

Similaire aux deux autres dans le fonctionnement, celui-ci est probablement le plus utile des objets connectés, car les patients diabétiques ont besoin de prendre cette mesure plusieurs fois par jour afin d’adapter leurs doses d’insuline. Néanmoins, cette partie de la prise en charge du diabète doit s’intégrer dans un processus plus vaste et compliqué qui est celui de l’observance, l’adaptation thérapeutique et la surveillance des complications du diabète.

L'observance, c'est le respect par les patients des prescriptions faites par le médecin.

Podomètre connecté

Les podomètres connectés sont les premiers objets qui ont pris place dans le marché de la e-santé. Leur valeur clinique pure est nulle. Néanmoins leur utilisation rentre, quoique partiellement, dans un système de médecine préventive.

Pilulier connecté

Les piluliers connectés permettent de prévenir le patient sur la prise de médicaments ainsi qu’informer (si le patient le souhaite) son médecin sur l’observance de ses traitements.

Certes, le patient est notifié, mais prend-il réellement ses médicaments?

Si le patient ne prend pas ses médicaments, quelle est la raison ? Est-ce que le problème d’observance est seulement dû à un oubli de leur part ?
Par exemple, chez certains patients hypertendus, on donne une famille de médicaments qui s’appellent des bêta bloquants. Ces médicaments entrainent dans certains cas, un effet secondaire d'impuissance. Ce type de situation peut entrainer une inobservance du traitement qui n’a aucun rapport avec l’oubli des prises.

Par ailleurs, je ne connais aucune étude validée scientifiquement qui prouve que les patients utilisant ces objets sont plus observant ou tout simplement en meilleure santé qu’avec une approche classique.

Les oxymètres connectés

La mesure quotidienne de l’oxygène dans le sang chez les personnes en bonne santé, ou même chez les patients présentant des maladies respiratoires, mais bien équilibrées n’a aucun intérêt pratique. L’image ci-dessous présente bien la vision médicale sur le sujet.

La gestion du sommeil (apps)

Malgré la forte croissance de ces applications, nous ne connaissons pas l’impact réel quant à leur utilisation à long terme par rapport à la qualité du sommeil. Je ne connais aucune étude scientifique prouvant un quelconque avantage de ces applications par rapport à la prise en charge standard.

Si nous devons faire une synthèse par rapport à la m-santé, nous pouvons reprendre les données marketing de Nielsen qui montrent que la plupart de ces objets sont achetés par des jeunes entre 25 et 44 ans, plutôt de statut socioéconomique moyen-haut. C’est pile la tranche d’âge qui est la moins malade, par ailleurs il est probable qu’elle faisait déjà attention à sa santé avant de les acheter. De plus une utilisation aussi courte ne permet aucune analyse comme le dit le sondage “One third of wearable device owners stopped using them within six months”.

En conclusion, leur impact en matière de santé publique reste donc très précaire pour ne pas dire inexistant.

Le Dr Pierre Simon, président de la SFT-ANTEL, a relevé, dans un article publié en mars 2013, que « la plupart des essais analysés jusqu’à la fin 2011 ne montraient pas d’impact significatif de ces technologies mobiles sur la santé des personnes ou le comportement des patients et des professionnels de santé »

La prévention reste néanmoins un problème majeur pour les médecins tout aussi important à titre individuel comme en termes de santé publique. Mais des problèmes beaucoup plus graves comme la dépendance au tabac ou l’alcool ont un impact en santé publique très significativement supérieur au fait de marcher 10 000 pas par jour. Ces nouvelles technologies ont fait preuve d’échecs récurrents. Prenons l’exemple des applications pour arrêter de fumer.

La Commission Européenne a créé une application baptisée ExSmokers dont voici les derniers commentaires :

Donc prévenir c’est ESSENTIEL. Mais une application pour compter les pas n’est pas forcément la solution.

Si on reste dans le domaine de la m-santé, mais dans une perspective plus software, en ce qui concerne les applications de santé, une boîte française appelée DMD-post s’est lancée dans la tâche colossale de les analyser. Ils ont démontré que sur les plus de 100 000 applications sur l’app-store, il n’y a qu’une poignée d’applications qui sont vraiment utiles du point de vue médical.

La télémédecine est l’ensemble des moyens permettant de suivre le patient à distance que ça soit chez eux ou dans des cabines relativement sophistiquées. Le domaine peut concerner toutes les branches de la médecine, l’orthopédie, la radiologie ou même la psychiatrie.

On peut voir que la demande est réelle en constatant le succès de Doctissimo, néanmoins les vrais malades ne sont pas suivis par un site internet, mais par un médecin bien réel.

Plusieurs médias en parlent comme étant une solution à la faible démographie médicale. Il est probable que ça soit un élément de réponse, mais malheureusement incomplet. Imaginons par exemple une cabine à la pointe de la technologie dans un village en espérant que cette cabine puisse remplacer un médecin traitant qui a pris sa retraite.

Problème : Les bébés et les enfants en bas âge ne peuvent pas utiliser ce type de produit. Donc, que faire ?

Leur achat, maintien et fonctionnement nécessitent des sommes non négligeables d’argent. Cet argent ne serait pas mieux dépensé à former et encourager les nouvelles générations de médecins à s’installer dans ces régions moins peuplées ?

Des applications comme myDiabby ou Cardiauvergne sont intéressantes et prometteuses, mais il est encore trop tôt pour pouvoir mesurer leurs impacts dans la vie réelle.

Pour vous donner un exemple (et vous sensibiliser un peu à la lecture des études médicales), avec ce dernier projet, l’étude n’a pas de bras contrôle, c’est-à-dire qu’elle ne compare pas l’utilisation de ce dispositif contre le fait de ne pas l’utiliser. Si on ne compare pas, comment pouvons-nous savoir si l’on fait mieux ?

Par ailleurs, ils comptaient recruter 2000 patients, mais au bout d’un an ils n'en ont recruté que 558. Il faut savoir qu’un nombre insuffisant de patients rend les résultats ininterprétables. C’est la définition même de la puissance d’une étude. De plus, la difficulté à trouver des patients traduit le fait que les critères (autonomie par exemple) pour les inclure dans l'étude sont stricts et que la population qui y répond est rare parmi les patients avec la même maladie. On pourrait en déduire qu’avec une maladie identique (insuffisance cardiaque), il y a des différences de gravité qui entrainent une perte d’autonomie. De plus les patients qui ne peuvent pas se déplacer pour faire l‘étude sont les patients qui sont le plus atteints par la maladie. En conséquence, la population sur laquelle porte toute l’étude n’est pas représentative de l’ensemble des malades.

Et malheureusement, les résultats par voie de conséquence ne peuvent, dans l’état, être extrapolés à l’ensemble des patients ayant la même maladie.

Un autre exemple, apparu dans une étude publiée le 26 mai 2015 dans le Journal of the American Medical Association (très respecté internationalement par les médecins) dont le titre est “Antibiotic Prescribing for Acute Respiratory Infections in Direct-to-Consumer Tele-medicine” (Prescription d’antibiotiques pour infections respiratoires aiguës directement vers les patients dans le cadre de la télémédecine”), montre une surprescription d’antibiotiques, ce qui pose un problème d'émergence de résistances, qui in fine coûte beaucoup plus cher à la société.

Nous pouvons cependant citer quelques exemples très simples de fonctionnement qui se sont révélés efficaces : c’est le cas de l’intervention par SMS comme soutien au traitement chez les patients asthmatiques, ou pour améliorer l’adhésion au traitement anti-plaquettaire après implantation de stents (service de cardiologie de la Timone AP-HM).

La télémédecine fait certainement partie du monde vers lequel on se dirige. Elle utilise la m-santé dans un contexte médical pour donner un sens aux variables qu’on mesure. Il est important que cette approche se développe de plus en plus. Cependant, il y a encore des éléments qui doivent s’associer (mais on va venir plus tard) à cette démarche pour pouvoir constituer un ensemble cohérent, pratique, utile et pérenne dans la prise en charge des patients.

La télésanté englobe ce dont on a parlé précédemment, mais j’y rajoute tout ce qui est forum et associations de patients sur internet.

Il est évident que le succès de ces plates-formes reflète le besoin qui existe parmi la population. Les médecins ont de moins en moins de temps pendant la consultation alors que les pathologies sont complexes non seulement du point de vue organique, mais aussi dans l’organisation de vie du patient, comme c’est le cas du diabète par exemple.

Pour la prise en charge des maladies chroniques, adresser le patient à une communauté de malades a toujours été dans les recommandations françaises. Bien évidemment, les nouvelles technologies ont facilité la mise en relations des patients, comme elles l’ont fait avec la population en général. On ne peut qu’encourager ce type de démarches.

De même, l’arrivée des serious games est applaudie par l’ensemble des acteurs de santé.

La définition de “serious game” pour ceux d’entre vous qui ne la connaissent pas est le fait de pouvoir jouer à un jeu et en même temps apprendre quelque chose concernant une maladie. Un exemple est ce jeu. Il y en a un millier sur internet.

En ce qui concerne les conseils médicaux en ligne, en tant que professionnel de santé, il est quasiment impossible de ne pas avoir d’appréhension sur la possibilité de soigner un patient à distance. C’est un procédé qui est répandu dans le domaine de la psychiatrie en France comme à l'étranger. Cependant, son utilisation en médecine classique est problématique, car examiner une épaule douloureuse, une douleur abdominale, une céphalée ou même une éruption cutanée nécessite le contact avec le patient.

Tous ces éléments rentrent dans ce que nous appelons la e-santé.

On ne peut pas parler de ce sujet sans que la première question qui nous vienne à l’esprit soit : “À quoi ça sert d’utiliser tous les éléments antérieurs si mon médecin traitant n’est pas au courant et ne peut pas exploiter ces données ?

Malheureusement, on le sait tous, c’est très loin d’être le cas. Ceci est expliqué par une myriade de raisons. Le manque de remboursement, des oligopoles sur les logiciels métiers, des médecins limitant le transfert d’information pour garder ce fameux oligopole, le manque d’ergonomie pour le médecin, etc.

Ce problème extra-hospitalier a son équivalent à l’intérieur des hôpitaux. À la Pitié Salpêtrière, le logiciel de prise de rendez-vous n’est pas le même pour chaque service hospitalier. Et c'est la même chose pour les comptes rendus après une consultation ou une hospitalisation. Il faut donc savoir que lorsque vous venez aux urgences d’un hôpital en disant “Vous avez tout mon dossier ?”, la réponse sera négative la plupart du temps. On a, dans le meilleur des cas, une partie du dossier, mais certainement pas tout.

Il est donc illusoire de penser qu’en 2015 nous puissions parler de Big Data dans la santé en France. Si on avait de la donnée un peu exploitable, on aurait déjà fait de grands progrès.

Il serait cependant maladroit de ma part de dire que les services informatiques hospitaliers ne font pas de leur mieux pour assurer un bon fonctionnement général de ces outils. Pour leur défense, le maintien de ces logiciels nécessiterait peut-être quelques jours par an et par logiciel. Pour un hôpital, cela représente un grand problème au niveau de l’organisation.

La e-santé est donc un terrain encore vierge malgré tous les acteurs déjà en place. Cet article doit être interprété comme une ode à l’innovation, car il reste encore tout à faire !
Si vous aimez cet article, nous écrirons un prochain sur les différentes pistes qui se développent en ce moment sur la médecine de précision, qui est vraiment le Saint-Graal de la technologie médicale.

Comme petit aperçu de cette évolution, je vous partage les projets sur lesquels nous travaillons en ce moment dans Bress Healthcare, société créée dans le cadre d’une volonté d’unir des compétences médicales à celles de "Tech Engineer". Le but est de pouvoir répondre aux attentes quotidiennes des médecins à l’aide des nouvelles technologies. Bress Healthcare mise tout sur la synergie entre les nouvelles technologies et médecins afin d’augmenter très significativement la qualité de la prise en charge des patients.

Nos différents projets suivent une même vision dictée par le constat que l’interaction entre médecins et nouvelles technologies ne peut être que bénéfique pour le système de soins dans sa globalité.

Notre première application est Stare Lab : la première application numérique francophone pour la rééducation orthoptique des vergences. Elle a été développée en collaboration avec orthoptiste, Marc Fauveau, qui a notamment écris un article d’une vingtaine de chapitres pour expliquer l'intérêt de la rééducation des vergences et de l’outil Stare Lab.

Notre prochain projet est une application intelligente de téléexpertise médicale appelée Igakoo (médecine en japonais), qui permettra aux différents médecins de demander un avis aux centres nationaux de référence sur plusieurs maladies de manière sécurisée, pratique et ergonomique. La création de cette plate-forme nous donnera un savoir-faire par rapport à l’obtention et l’analyse des données médicales. Nous pourrons ensuite développer encore plus ce savoir-faire dans un projet beaucoup plus vaste d’algorithmie médicale. Ce projet constituera un système global, intelligent et évolutif d’aide à la prise en charge en suivant les dernières recommandations françaises sur le suivi des patients.

Il est néanmoins important de retenir un concept, le but n’est pas de hacker le savoir médical, ce qui est illusoire pour l’instant, mais de travailler en synergie avec ce dernier. Il restera néanmoins essentiel de ne pas se soumettre à la rigidité du système.


À propos des auteurs :

Juan

Interne en médecine générale dans la faculté de médecine Paris Descartes. Actuellement en cours de préparation de sa thèse de médecine qui traite la réalisation d’un algorithme décisionnel en ligne. Très intéressé par les nouvelles technologies, Juan a développé un moteur de recherche pour la consultation de médecine générale appelé Tools&Docs qu’il a déjà présenté à trois Congrès de Médecine. Juan et l’équipe Bress se sont rencontrés en Mars 2015, suite à un coup de foudre au niveau de leurs visions et de leurs stratégies, Juan a rejoint l’équipe en tant que cofondateur.

Lou Husson

Lou est cofondateur de Bress Healthcare ainsi qu’Evangeliste Europe pour “The French Tech Alumni Network : While42.”

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Dossier sur la e-santé ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.


Edito du 29/06/2015

Sun, 28 Jun 2015 23:12:10 +0000 - (source)

Hello

Un petit édito rapide pour vous dire que je vous ai programmé plein de trucs pour les jours à venir ;-)

Ce matin, je m'envole pour Toulouse afin d'assister à l'inauguration du nouvel A350 de Vietnam Airlines. A priori, y'a moyen de visiter la ligne d'assemblage. C'est une occasion unique ! J'ai hâte de voir ça et je vous ferai quelques tweets / snapchat / instagram de tout ça évidemment.

Autrement, le forum est planté et il est trop tard pour moi pour faire quoi que ce soit. Zzzz... Il faudra donc s'en passer le temps que je revienne ou que j'aie 5 min pour m'y pencher.

Allez, je vous souhaite une bonne semaine à tous !

K.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Edito du 29/06/2015 ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.


On sait enfin à quoi peut servir l’Apple Watch !

Fri, 26 Jun 2015 12:41:06 +0000 - (source)

J'imagine que pour vous, l'Apple Watch ne présente pas vraiment d'intérêt, surtout quand on n'a pas d'iPhone. Mais ce jour est révolu !

En effet, Nick Lee, développeur de talent a mis en ligne une vidéo montrant le port du système d'exploitation Macintosh OS (System 7.5.5). Cet OS a quand même plus de 20 ans (1996) et pour le faire revivre sur Apple Watch, il a dû ruser en portant l'émulateur Mini vMac sur la montre.

Pour info, cet OS a été conçu à l'origine pour tourner sur une machine cadencé à 100 Mhz (PowerPC), ayant 24 MB de RAM.

Bravo champion ! Au moins, maintenant on sait à quoi ça peut servir !

Source

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : On sait enfin à quoi peut servir l’Apple Watch ! ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.


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