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Rétention de données chez les opérateurs téléphoniques américains

Sun, 22 Jan 2012 10:41:33 +0000 - (source)

Depuis le 11 septembre 2001, les USA se sont dotés de mesures d’exception dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Les communications téléphoniques font évidemment l’objet d’une surveillance toute particulière. Ainsi les opérateurs sont tenus de produire sur demande à la justice les traces des communications dont ils disposent dans le cadre d’investigations fédérales.

Ces traces sont multiples, il convient de les distinguer en fonction de leur nature. Ceci va de la facturation (et on sait en France l’importance de ce type de pièce illustrée par l’affaire des fadettes révélée par Médiapart) jusqu’à l’archivage du contenus des SMS ou l’horodatage des communications. Toutes ces données font l’objet de périodes de rétention distinctes.

L’objectif de la (re)publication de ces documents est de vous faire prendre conscience, qu’en France aussi, où Bouygues a par exemple été désigné dans la presse comme un poussant la collaboration avec les autorités en allant jusqu’à communiquer les comptes bancaires de ses clients sans demande légale, formalisée par un juge, les opérateurs disposent de nombreuses traces de vos communications et leur durée de rétention n’est probablement pas aussi limpide qu’elle devrait l’être.

Il ne faut pas se leurrer, la complexité des infrastructures et surtout des offres des opérateurs téléphoniques débouche forcément sur quelques surprises, en terme de rétention, sur lequelles Reflets reviendra très probablement dans un futur proche.En attendant voici deux fichiers PDF à usage interne, du Département d’État américain, initialement publiés sur le site Cryptome et qui détaillent les durées de rétention pour les grands opérateurs de téléphonie mobile aux USA. Vous noterez un détail assez croustillant, en plus des durées hallucinantes de rétention de certaines données, que ces données ont été collectées par le  »Computer Crime and Intellectual Property Section, U.S. Department of Justice ».

Téléchargez ces documents :

 


Politique étrangère et numérique

Sat, 10 Dec 2011 15:18:18 +0000 - (source)

Le dernier coup d’éclat de Wikileaks a provoqué bien moins de remous dans la presse que le précédent, qui a consisté à rendre public une collection de cables diplomatiques révélant les dessous de la politique internationale.

Pourtant, aux yeux des spécialistes, ces documents publiés début décembre, que Reflets égrène depuis février dernier, et qui dévoilent une multitude de technologies de surveillance en usage aujourd’hui, éclairent bien plus encore le monde dans lequel nous vivons que tout ce qu’a révélé Wikileaks jusqu’à présent, en particulier sur la politique étrangère de la France.

La surveillance qui naguère consistait à placer sous écoute quelques personnes ciblées, s’opère désormais sur l’ensemble de la population. Plus besoin d’opérateurs humains pour écouter les conversations téléphoniques, lire les SMS et les mails, ou dérober les contenus stockés sur votre téléphone portable et votre ordinateur : des logiciels et des machines surpuissantes s’en chargent, les analysent et les ‘comprennent’, afin de ficher tout le monde, de déterminer quelles sont les relations entre les individus et de vous géolocaliser en temps réel.

Ceux qui s’imaginent que Google et Facebook représentent un danger pour leur vie privée devront se raviser, ce n’est rien face à ce que font les gouvernements.

La fronde menée en ce moment à l’encontre de Facebook par les tenants de la pensée unique du numérique n’est qu’un vaste écran de fumée destiné à rendre impossible tout débat serieux sur le sujet. Facebook, qui est loin d’être exempt de reproches, a au moins le mérite de vous échanger la monétisation de votre vie privée contre un outil. Si vous vous contentez de l’utiliser pour vous distraire, traversez donc la Méditerranée et regardez ce que d’autres en font : le deal n’est peut être pas si mauvais que celà.

La France s’avère être l’une des nations les plus avancées dans le développement de ces technologies de surveillance et des infrastructures techniques qui les rendent possibles. Notre pays a certes du retard en matière de startups et d’adoption des usages internet par la population, mais quand il s’agit de vendre à des régimes autoritaires les outils indispensables à la mise sous surveillance de leur opposition, nous sommes des champions.

Ceux qui s’imaginent une France volant au secours des révolutions arabes devront revoir leur copie. Nos champions nationaux du secteur, lourdement financés par l’Etat, étaient il y a quelques semaines encore en Syrie, et peu avant les bombardements en Libye. On les retrouve partout en Afrique et au Moyen Orient. L’empressement de la France à prendre le leadership d’une guerre en Libye et à nouer une alliance avec un gouvernement que son émissaire s’est empressé de proclamer représentatif cache tout autre chose. Cela n’aura pas empêché la presse américaine et arabe de découvrir la complicité de la France dans la mise sous surveillance de la population Libyenne, et l’aide apportée au colonel Kadhafi dans la traque de ses opposants politiques, révélé par Owni, grâce à un petit coup de pouce de Reflets, mais ce détail n’aura suscité qu’une poignée d’articles et un bref passage télé. Bien peu comparé au déluge d’image qui a accompagné la mise en scène d’une France censée voler au secours d’une population opprimée… par elle même.

Notre politique étrangère et notre influence à l’international sont intimement liées à ce soutien technologique aux régimes autoritaires. Voilà qui explique sans doute l’empressement des partis de gouvernement à soutenir le concept d’économie numérique planifiée. Un terme pudique qui cache une réalité terrifiante, financée par de l’argent public.

Jour après jours, Reflets énumère la présence de technologies de surveillance made in France sur tout le continent Africain et le Moyen Orient : Libye, Qatar, Guinée, Maroc… la liste est loin, très loin d’être close. Une fois celle-ci terminée, il sera plus rapide, en réalité, de faire l’inventaire des pays qui ne sont pas nos clients, et qui, sans l’aide active de la France, ne pourraient contenir la grogne qui faire rage partout sur le continent Africain.

Cela donne au pays des droits de l’homme une assise décisive sur laquelle s’appuie sa politique étrangère, son renseignement et la dépendance dans laquelle elle a placé depuis longtemps une large partie des pays qui furent naguère ses colonies.

Seul problème, et de taille, cette stratégie repose sur le maintien de régimes autoritaires dans ces pays, et ce à tout prix, car une fois passé à des démocraties, il y a peu de chances que les populations tolèrent d’être ainsi surveillées.


Le monde des Spyfiles

Sat, 10 Dec 2011 14:54:09 +0000 - (source)

L’équipe derrière Reflets écrit et réalise des investigations sur les technologies révélées par Wikileaks et les Spyfiles depuis très longtemps. Bien avant la création de Reflets, ceux qui en font partie alertaient déjà l’opinion publique à travers leurs blogs personels ou l’édition francophone de ReadWriteWeb. Cela fait des années que nous nous inquiétons des conséquences désastreuses qu’auront ces technologies sur notre monde, sans grand succès, et nous craignons désormais que l’opération menée par Wikileaks soit, une fois de plus, un coup d’épé dans l’eau.

Aux yeux des spécialistes, la publication des Spyfiles en dévoile plus sur le monde dans lequel nous vivons que ne l’a fait la publication il y a un an des cables diplomatiques des ambassades américaines, mais autant tous les journalistes sont en mesure de lire et de comprendre les télégrammes dimplomatiques américains, autant comprendre le tableau du monde que dresse les Spyfiles est autrement plus délicat.

Il revient donc désormais aux spécialistes d’expliquer et de faire preuve de pédagogie afin d’alerter l’opinion publique et la presse de la véritable signification des Spyfiles, ce que nous allons nous efforcer de faire dans ce site, créé spécifiquement pour cela.

Nous y publierons par ailleurs une série de documents similaires et complémentaires à ceux déjà publié ou à venir de la part de Wikileaks, car les investigations que nous menons depuis un an déjà l’ont été sur la base, entre autre, de documents de ce type.

Nous allons tenter de vous faire comprendre en quoi les politiques menées en France par le Quai d’Orsay et la place Beauvau sont inextricablement liées à notre économie numérique, en quoi cette économie numérique n’a, pour la France, rien à voir avec les startups que l’on jette en pature à la presse et qui n’en représente que la portion congrue, en quoi, contrairement à une idée reçue, nous somme à la pointe dans cette économie, et surtout comment les choix faits par nos dirigeants nous condamnent à suivre une politique qui va à l’encontre du respect des droits de l’homme.

Les technologie de surveillance, plus encore que les technologies sociales du « web 2.0″, vont profondément changer notre civilisation, et forgent dès à présent un monde dont la plupart des gens ignorent tout. Nous aurions aimé vous dire qu’en prendre conscience permettrait de se saisir de notre destin collectif, mais il est bien trop tard pour celà, et les rares politiques conscients de la situation se heurtent à un mur, à droite comme à gauche, qui au nom de la sécurité nationale, des terroristes ou des pédophiles, condamnent à mort tout espoir de survie d’une quelconque démocratie dans le pays qui a vu naitre les droits de l’homme et qui les fait désormais disparaitre partout en Afrique et au Moyen Orient.

Complotistes ? Vraiment ? C’est le qualificatif dont on affuble depuis déjà un certain temps la plupart d’entre nous, et pourtant, au fil du temps, ce que nous annonçons se transforme jour après jour en réalité.

Il y a deux ans, nous annoncions l’arrivée probable des technologies de deep packet inspection dans les démocraties  et la menace que cela faisait peser sur nos libertés.

Il y a un an et demi nous vous dressions le portrait d’un monde où la surveillance devenait une arme pour le marketing et il y a plus d’un an, nous prédision de façon exacte la façon dont les ayants droits pousseraient le régulateur à réaliser une censure généralisée de l’internet à l’aide de Deep Packet Inspection, une prédiction qui se réalise aujourd’hui avec la plainte qu’ils ont récemment déposé à l’encontre de divers fournisseurs de service internet.

En février dernier, nous pointions du doigt Amesys/Bull, l’un des plus gros acteurs du monde des technologies de surveillance, des mois avant que quelques rares média nous reprennent.

Ajoutez à cela une exploration intensive de ces technologies, sur le terrain, dans des territoires numériques comme la Tunisie, et la prédiction, une fois de plus, des conséquences sociétales que celles-ci auraient : il est temps de réaliser que le média que vous avez sous les yeux n’est pas rédigé par une bande de complotistes farfelus mais par une équipe de personnes très au fait de ces technologies, et que cette connaissance nous permet, de toute évidence, d’anticiper beaucoup de choses qui n’ont en apparence rien à voir avec la technologie… et pourtant. Dans la société de l’information dans laquelle le monde a plongé depuis l’arrivée de l’informatique, tout est technologie.

Nous ne lisons pas dans des boules de cristal, pas plus que nous ne sommes adeptes de quelque théorie du complot que ce soit, nous avons juste des clés de lectures que le monde du journalisme ne possède pas, et nous allons tenter, à travers ce site, de vous faire entrevoir de la façon la plus claire possible le monde, tel que nous le voyons.


Wikileaks SpyFiles

Sat, 10 Dec 2011 11:46:00 +0000 - (source)

Depuis que Reflets.info a commencé en février dernier s’intéresser aux technologies de surveillance de masse et à leur vente à des dictatures, nous avons pu nous faire une idée relativement précise des solutions que différents acteurs, pour la majeure partie européens et américains réalisaient et vendaient.

Ces outils sont destinés à opérer de la censure et de la surveillance de masse. Owni, qui, très tôt, s’était engagé avec Reflets.info dans l’étude de ces technologies et de leur marchés souvent douteux, a récemment travaillé aux côtés de Wikileaks à la diffusion des SpyFiles. Une compilation assez impressionnante de documents relatifs aux sociétés qui produisent et vendent ces solutions de surveillance globale des réseaux. De vieilles connaissances de Reflets.info comme Qosmos, Amesys ou Blue Coat y sont évidemment à l’honneur.

Le seul concept de surveillance globale, dont la France est un acteur incontournable, par le biais d’entreprises comme Qosmos, Amesys et bien d’autres, a – à lui seul – de quoi nous donner matière à réflexion. Et quand ces technologies sont mises à disposition de régimes autoritaires, par delà les reflexions sociétales, c’est la question de l’éthique qui se pose.

L’éthique … ce machin, c’est très nouveau pour ces gens. D’ailleurs, il ne semble pas que ce soit tout à fait acquis pour certains, à l’image du directeur commercial d’Amesys qui lui, ne se pose qu’une question… celle de la légalité. Comprenez que si c’est légal, l’éthique, lui… il s’en fout. Peu importe que son produit ai pu servir à massacrer une population, pour lui, un Glint, c’est comparable à un stylo !

Amesys serait un marchand de pelles qu’il aurait du mal à creuser plus profond… Quitte à faire honte à la France des droits de l’Homme et du Citoyen, autant aller jusqu’au bout.


Allemagne : 82 millions de terroristes

Sat, 10 Dec 2011 10:08:48 +0000 - (source)

40 ans de terrorisme dans le monde (1970 à 2010)

En octobre dernier, le Chaos computer club auditait un logiciel espion, Quellen-TKÜ, supposé être utilisé par les autorités allemandes. Le constat fut sans appel, ce logiciel présentait d’importantes vulnérabilités. Sa fuite, plus qu’embarrassante, doublée de l’étude qui en a suivi, a mis en lumière le risque que ce genre de mouchard peut faire courir à des millions de citoyens innocents. Pire, la ministre de la justice ira jusqu’à remettre en cause sa légalité au regard de la constitution allemande.

Une vidéo virale a été diffusée sur Youtube, très bien réalisée, cette présentation pédagogique et accessible à tous, résume très bien le concept de surveillance globale et les leviers de cette dernière.

En France la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) « donne le pouvoir à la police, sur autorisation du juge des libertés, d’utiliser tout moyen (physiquement ou à distance) pour s’introduire dans des ordinateurs et en extraire des données dans diverses affaires, allant de crimes graves (pédophilie, meurtre, etc.) au trafic d’armes, de stupéfiants, au blanchiment d’argent, mais aussi au délit « d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’un étranger en France commis en bande organisée », sans le consentement des propriétaires des ordinateurs  ».


Tous sous surveillance

Sat, 10 Dec 2011 09:03:54 +0000 - (source)

Nos communications sont sous surveillance.  Les acteurs capables d’opérer le monitoring des populations sont aussi bien des gouvernements que des sociétés privées. On observe de nombreuses technologies qui permettent d’opérer un contrôle minutieux des communications électroniques dans le monde. Les raisons de surveiller, non plus des cibles déterminées, mais l’ensemble des communications sont, elles aussi, très nombreuses.

Rentrons nous dans une ère de prévention des infractions, ce au risque de restreindre les libertés des populations ? Sommes nous, par défaut, des coupables présumés ? Ce sont là les questions auxquels nous tenterons de répondre sur ce site dédié aux technologies, aux acteurs et aux marchés de la surveillance de masse.

Ce petit site web, édité par ./rebuild.sh SAS (éditeur de Reflets.info) regroupera des ressources concernant le secteur en plein boom de la surveillance, il est destiné à vous apporter les outils de compréhension et se veut une plateforme d’échanges sur cette large thématique. La surveillance de masse n’est pas une fatalité, il existe des alternatives respectueuses de nos droits fondamentaux à ce qu’il faut bien désigner aujourd’hui comme une tendance lourde.

Documentez vous, comprenez, débattez, indignez vous et faites valoir vos droits. Refusez la société de surveillance et ne faites pas l’erreur de penser que tout ceci se cantonne à Internet. Tout ce qui touche à nos libertés numériques a, ou aura, un impact très perceptible un jour ou l’autre dans notre quotidien.


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