Contestation footballistique

Rédigé par jdrien - - aucun commentaire
De plus en plus les sommes folles dépensées dans l'organisation des grandes messes footballistiques planétaires sont contestées.

On le constate en ce moment avec cette œuvre de Paulo Ito à São Paulo (peinte sur le mur d'une école) pour la Coupe du Monde qui se déroulera prochainement au Brésil. Le coût estimé (source : rue89) est de 11 milliards de dollars.

Paulo Ito - São Paulo - eventopompeia2014didatico
Source : Flickr/CC/Paulo Ito https://www.flickr.com/photos/pauloito/13998946669

On le voit aussi avec cette œuvre de Goin à Athène en 2013.

goin athenes 2013 - need food not football

Source : http://www.goinart.net/goin-to-athens/

Mais la contestation ne doit pas exister que pour ces événements planétaires. Elle doit exister à chaque niveau, même et surtout au niveau local.

Exemple dans ma commune. Le terrain de football en herbe datait de 1987, et selon les intéressés, ne répondait plus aux exigences : impraticable l'hiver, drainage inexistant etc. Il a été décidé de dépenser plus de 900 000 € pour équiper la commune d'un nouveau terrain de football, synthétique cette foix, et donc praticable en toute saison. Après récupération d'une partie de la TVA, et après déduction des subventions diverses, la charge de la commune s'élève à 700 000 €. Soit 20 % des recettes annuelles.

La demande était sans doute légitime et le confort des footballeurs était certainement insuffisant. Mais pendant ce temps, le budget alloué à l'école publique est figé depuis 4 ans (ce qui équivaut à un appauvrissement de l'école compte tenu de l'augmentation du coût de la vie). Pendant ce temps, la municipalité décide d'augmenter tous les tarifs des services municipaux, bien au dessus de l'inflation (accès au restaurant scolaire, accueil périscolaire, accueil de loisir.). Pendant ce temps, la municipalité décide que les Nouvelles Activités Périscolaires (application de la réforme des rythmes scolaires) seront payantes et ne seront que très faiblement prises en charge par la collectivité. Le prétexte ? Nous sommes une commune pauvre, sans beaucoup de recettes, et les futures dotations de l'État sont incertaines. Nous ne pouvons faire mieux.

La politique est une affaire de choix, d'orientation. Investir plusieurs centaines de milliers d'euros dans des équipements sportifs dispendieux, c'est un choix politique. Quand ce choix se fait au détriment de l'éducation fondamentale, cela devient révoltant.

Nous avons besoin de nourriture, mais aussi d'éducation. Ensuite seulement de football. Tout ceci est affaire de choix, donc de politique. La politique commence à notre porte. La prise de conscience est nécessaire. Les jeux ne peuvent plus suffire à calmer le peuple.

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