Clair Obscur

Rédigé par jdrien - - aucun commentaire

La porte claqua tandis que les larmes couvraient les derniers mots. Lloyd éteignit la lumière et regardant par la fenêtre, il découvrit une obscurité que les néons faisaient clignoter.

À cause de la nuit, Trilogie Lloyd Hopkins, James Ellroy - 1984 ]

Collier des Médicis

Rédigé par jdrien - - aucun commentaire
Suffoqué, Jack resta un instant sans pouvoir parler. Le sang bourdonnait à ses oreilles. Al se prenait vraiment pour un prince Médicis du vingtième siècle, parlant à un de ses protégés : «Si tu peins nos verrues, on te jettera aux chiens. Ce n'est pas pour voir des horreurs qu'on t'a engagé. Naturellement, nous resterons amis..., nous sommes entre gens de bonne compagnie, n'est-ce pas ? Nous avons partagé le pain, le sel et la bouteille. Nous nous abstiendrons de faire allusion au collier de chien que je t'ai passé au cou, et je prendrai bien soin de toi. Tout ce que je te demande en échange, c'est ton âme. Peu de chose, tu en conviendras. Nous pouvons même feindre d'ignorer que tu me l'as donnée, comme nous feignons d'ignorer le collier de chien. Souviens-toi, mon ami, les rues de Rome sont pleines de mendiants qui auraient pu devenir des Michel-Ange...»

[ The shining, Stephen King - 1977 ]

Sagesse du pro

Rédigé par jdrien - - aucun commentaire
Quant à vot' paroi coulissante, j'vais vous dire. On sent l'homme qu'a eu des principes. P't'ête trop. Comme j'dis toujours, l'bon amateur, il travaille aussi bien qu'le pro. La différence, c'est qu'il va moins vite et qu'il respecte trop les règles. J'vais vous dire, Purcell, reprit-il d'un ton confidentiel et en se penchant vers lui, comme s'il allait résumer d'un mot le secret du métier, le fin du fin, c'est de violer une de ces damnées règles, et que ce soit aussi bien que si on l'avait pas violée.

[ Mac Leod s'adressant à Purcell, in L'Île de Robert Merle, 1962 ]
Fil Rss des articles de ce mot clé